Tout avait pourtant si bien commencé ce matin. Lever matinal, météo clémente, douche chaude, coiffure expédiée, maquillage oublié... Tout va bien. Même la boulangère souriait. C'est le symptôme du vendredi, si, si.

Mon petit train-train continue : je m'engouffre dans la bouche de métro, trouve une place à côté d'un gentil vieux avec un pardessus tout usé, dégaine mon Ipod et m'apprête à parcourir mes 15 stations.

Sauf que le vendredi tout est permis, et là, les ennuis commencent. Station Chemin vert (il me reste encore une petite dizaine de stations), le métro s'arrête. Le conducteur nous assène d'un "le train est bloqué". La patience est exigée. Le haut-parleur fait, cette fois, mention d'un "colis suspect à la prochaine station". Le conducteur nous prie de descendre du train.

C'est alors que mon wagon entre en résistance. Nous ne descendrons pas. Nous attendrons bien au chaud. Sauf que le conducteur ouvre les portes pour que le froid s'engouffre. S'il croit qu'un courant d'air nous fera déguerpir : il se trompe. Sauf que la moitié des résistants désertent. Ouf ! C'est la bonne moitié qui reste. Plusieurs fois le haut-parleur nous signale que "le trafic est interrompu à cause d'un colis suspect à la prochaine station. Merci d'emprunter d'autres moyens de transports". Sauf que nous sommes à une station où il n'y a pas de correspondance. Donc la résistance s'organise.

Je file la moitié de mon pain au chocolat à mon voisin de droite. Je propose Cosmo à ma voisine d'en face et forcément je me garde mon Ipod, parce que faut quand même pas pousser...

Et ben vous savez quoi ? J'ai eu froid, faim (malgré ma moitié de pain au choco avalée), soif, et envie de faire pipi mais j'ai tenu bon ! Mes camarades RATPistes aussi. 

Résultat des courses : 45 minutes plus tard, le train repart, sans un mot du conducteur. Le haut-parleur ne devait plus marcher...

Je ne blamerai pas l'enfant qui a oublié son sac à la station St Sébastien Froissart. Sa maman a du suffisament le gronder. Il a même des chances d'être privé de dessert, alors je compatis...

Cette histoire ne me fera pas oublier que ouiiiiiiii c'est vendredi. Bon we à tous. Moi, je pars à la découverte de Bruges.